L’UE crée de nouvelles normes pour faciliter les voyages avec les animaux de compagnie.

 

European Parliament Stairs

European Parliament Stairs (Photo credit: photogreuhphies)

 

Bruxelles, le 10 juin. Libre traduction par Nathalie BARES d’un article en espagnol d’Europa Press

 

   Les ministres des transports de l’Union Européenne ont donné ce lundi leur accord pour faciliter le transport des chiens, chats et autres animaux de compagnie dans l’Union Européenne, des modifications qui éclaircissent les exigences sanitaires et réduisent les formalités administratives à accomplir pour les citoyens qui voyagent avec leur animaux.

 

   La chambre européenne a voté en faveur de la nouvelle législation au mois de mai, pour que les changements entrent en vigueur une fois publiée au journal officiel de l’UE, moment à partir duquel les pays auront 18 mois pour la transposer dans leur législation nationale.

 

   Il s’agit d’éclaircir les documents qui doivent accompagner l’animal, lesdits « passeports pour animaux de compagnie », doivent être délivrés par une autorité vétérinaire et inclure le code identifiant électroniquement l’animal, le détail des vaccins antirabiques et toute autre donnée pertinente sur la santé de l’animal.

 

   Pour pouvoir voyager dans l’UE, l’animal doit être à jour de ses vaccins antirabiques et les bébé animaux ayant entre 12 et 16 semaines pourront voyager s’ils ont été vaccinés contre la rage, même s’ils ne sont pas encore immunisés à cette maladie.

 

   Le changement des règles implique également qu’il y aura une limite de 5 animaux de compagnie qui pourront voyager ensemble en même temps, pour éviter que ces voies soient utilisées pour un trafic commercial irrégulier.

 

   Les propriétaires qui ont plus de 5 animaux pourront recevoir une autorisation pour transporter leurs animaux ensemble s’ils attestent qu’ils se déplacent pour se rendre à une compétition, une exhibition ou un autre évènement sportif

 

   Dans l’UE il y a actuellement 64 millions de chats et 66 millions de chiens, et un foyer sur quatre possède au moins un animal de compagnie, selon les données du parlement européen.

 

 

 

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Plus d’un tiers des employés dans le monde entier seront des télétravailleurs avant 2015

Pompeu Fabra University

Pompeu Fabra University (Photo credit: Wikipedia)

Travailler à la maison augmente la productivité de 5 à 25% selon les experts. En Espagne, selon l’INE, 21,8% des entreprises utilisent déjà le travail à domicile bien que l’an dernier seulement une entreprise sur 10 a développé son activité professionnelle à distance.

Pointer à 9 heures et sortir à 17 heures répond à un schéma d’organisation du travail qui pourrait bientôt être révolu pour de nombreux travailleurs, particulièrement pour ceux qui exercent leur profession devant un écran d’ordinateur.Selon les derniers chiffres du cabinet de consultants américain International Data Service (IDC) situé dans le Massachusetts et qui s’est spécialisé dans l’analyse des tendances du marché technologique, des télécommunications et des technologies de l’information, avant la fin 2015, c’est-à-dire dans moins d’un an et demi, 37,2% de la population active mondiale (plus d’une personne sur trois) travaillera à distance, particulièrement en Asie.

En Espagne selon les experts consultés par LaVanguardia.com, la tendance haussière de l’adoption de ce modèle d’organisation s’est momentanément arrêté du fait de la conjoncture économique.

Avec un marché du travail incertain, maintenant la présence en entreprise domine face au travail à distance.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, (INE), 21.8% des entreprises espagnoles utilisent le travail à distance.Cependant, les résultats de la dernière enquête de la Population Active (EPA) mettent en évidence que 91,8% des travailleurs n’ont pas réussi à travailler un seul jour à domicile en 2012 ; ou en d’autres termes, seule une personne sur dix a travaillé à distance ne serait-ce qu’une journée l’an dernier en Espagne.

« Le télétravail à tendance à se développer malgré la crise actuelle », signale Oriol Amat, professeur d’économie financière et de comptabilité à l’Université Pompeu Fabra (UPF) et conseiller de la commission nationale des marchés boursiers espagnols (CNMV). « Le télétravail augmente dans les organismes publics d’État » affirme le professeur qui signale que des 427 employés de la CNMV, 39 exercent leur travail à distance.

Le modèle traditionnel qui consiste à travailler de 9h à 17h entre les quatre murs d’un bureau fonctionne depuis de nombreuses années pour beaucoup des gens et d’entreprises en Espagne. On n’en a pas terminé avec lui, loin de là. Néanmoins, l’introduction des nouvelles technologies au travail et la possibilité de communiquer instantanément via différents canaux et outils permet de changer radicalement ce paradigme, de se défaire du poste de travail physique dans un centre concret et d’exercer son activité professionnelle depuis chez soi ou depuis l’endroit choisi par l’employé.

C’est la voie qu’a empruntée la société Yahoo il y a quelques années. Cependant, en février dernier, la conseillère déléguée de cette entreprise, Marissa Mayer, a pris la décision controversée d’ordonner le retour au bureau à ses travailleurs à distance (200 sur un effectif de 13.000) , une mesure qui fut largement critiquée par divers secteurs et qui a réouvert le débat sur le télétravail.

Les experts interrogés par LaVanguardia.com ont mis l’accent sur le fait qu’il faut se rappeler que le télétravail ce n’est pas seulement travailler depuis chez soi.

Le télétravail c’est travailler à distance. A la terrasse d’un bar ou dans l’AVE (TGV) Barcelone-Madrid. Il s’agit d’une manière de travailler qui est plus présente dans les grandes entreprises, où elle atteint 60%, alors qu’elle stagne à 18% dans les entreprises de moins de 10 salariés.

José Ramón Pin, économiste et professeur à l’IESE, pense également que »la tendance de fonds est à l’augmentation du télétravail en Espagne ». Pin donne des arguments à cela : les transports, la conciliation entre le travail et la famille, la facilité de communication entre personnes grâce à la technologie et l’augmentation des free-lance transformera le travail à distance à long terme en une « arme indispensable pour les économies ».

Cependant, le travail à distance comporte aussi ses aspects négatifs. Selon Àngels Valls, enquêtrice de l’Institut de sondages ESADE les points noirs sont l’éloignement de la personne dans l’entreprise et son isolement. « On est arrivé à la conclusion que dans les rencontres informelles il se crée des connexions entre les personnes qui se créent difficilement lorsqu’on travaille à distance, ce qui profite à l’entreprise » , souligne la professeur. L’isolement du travailleur avec l’organisation et le dit syndrome du pyjama sont des autres aspects négatifs associés au travail à distance. Ainsi donc, selon les experts, le risque principal pour les télétravailleurs c’est d’avoir moins souvent une promotion dans l’entreprise.

Pin lui se demande qui sera responsable en cas d’accident de travail d’un télétravailleur à son domicile. « Cela doit être résolu dans les conventions précisément »note-t-il. Dans la dernière réforme du droit du travail (Décret-loi royal 3/2012 du 10 février) a été inclus une disposition spécifique pour le télétravail. Même s’il reste encore des lacunes, parmi les aspects les plus remarquables, il compare les droits des travailleurs en entreprise avec ceux des télétravailleurs et il oblige l’entrepreneur qui l’utilise à fournir les moyens nécessaires à l’employé, entre autres aspects.

Est-ce que la productivité augmente avec le télétravail? Selon les données issues d’un rapport de la compagnie technologique NetApp, 87% des directeurs déclarent une augmentation de la productivité entre 5 et 25% pour les télétravailleurs en comparaison avec les employés de bureau. Ainsi, ce rapport affirme également que 25 heures travaillées depuis la maison correspondent à 40 heures au bureau. De plus, le travailleur à distance moyen consacre 11% d’heures en plus à travailler que l’employé de bureau traditionnel.

 

Libre traduction de l’article de Màrius Fort  paru dans La Vanguardia par Nathalie BARES